
Il existe un remède universel contre le mal de mer: rester au café du port! Et encore, il ne faut pas y abuser des consommations.
Tout le monde est sujet au mal de mer à des degrés divers, même de grands marins comme Tabarly. Ce mal encore relativement mal connu comporte une dimension psychosomatique importante et les facteurs suivants en favorisent l'apparition: le froid, la fatigue, la faim, le stress (aussi appelé vulgairement "la frousse"), la soif, la fumée (la sienne et surtout celle des autres) et les odeurs de cuisine ou de diesel, et le désœuvrement.
Le remèdes au mal de mer sont une source d'enrichissement pour les charlatans autant que pour sociétés pharmaceutiques, mais aucun n'est tout à fait efficace. Parmi ceux qui sont totalement inefficace, citons aromathérapie (l'odeur favorise plutôt le mal de mer), les bracelets d’acuponcture, les lunettes anti-mal de mer, la cocculine. Faites plutôt un don à la SNSM!
Certains pharmaciens fabriquent leur propre remède: méfiez-vous en, il y en a qui sont de véritables poisons!
Les produits Mercalme et Touristil semblent plus efficaces à condition de prendre la première dose 30 minutes avant de quitter la terre ferme. Le plus efficace semble être le Scopoderm TTS 1mg (à base de scopolamine), sous forme de patch à mettre derrière l'oreille, disponible en France sur ordonnance médicale uniquement.
Si malgré toutes les précautions vous avez le mal de mer, avertissez-en le chef de bord! Il vous mettra à la barre (cela aide souvent), et veillera à votre sécurité (en vous attachant à la ligne de vie). Enfin, le mal de mer guérit toujours, soit en mettant pied à terre, soit en s’amarinant (2 à 3 jours en mer).
Enfin, notre club organise les stages Initiation prioritairement dans l'Oosterschelde où l'absence de houle rend le mal de mer très rare: une seule victime en 4 ans. Donc, si tu crains le mal de mer, choisi un stage au départ de Tholen!